C’est un phénomène que les réseaux sociaux ont amplifié et, aujourd’hui, force est de constater que nous trouvons de plus en plus sur les bords de nos routes des consultants/experts en tout genre.
Personnellement, ils m’énervent.
Ils m’énervent car en grattant sous le vernis du flot de “belles” paroles proche du monologue (c’est assez impressionnant de les écouter en réunion, déversant un flot d’âneries sans respirer de peur de perdre le crachoir), du positionnement décalé permettant de créer de la polémique (et donc de l’audience) et de l’absolue nécessité d’écrire une prose de 8 pages pour émettre une idée qui se résume en 2 lignes, il n’y a absolument rien. Rien pour le marketing, rien pour une marque, rien pour faire avancer/évoluer les choses.
Diverses espèces cohabitent.
Vous avez les défenseurs de la liberté absolue, de la “peace & surf attitude” et de l’envie d’un monde meilleur où une marque ne chercherait plus à vendre ses produits/services mais à simplement échanger sur une multitude de sujets, librement et sans aucune arrière-pensée, avec des utilisateurs.
Vous avez également la catégorie “je répète ce que j’ai entendu” mais qui, malheureusement, oublient le contexte de la présentation initiale à laquelle ils ont assisté ou, pire encore, mélangent (voir oublient) une partie de l’information.
Et pour finir, vous avez cette catégorie superbement géniale des véritables théoriciens, incapables de retranscrire sur un cas concret et applicable leurs théories douteuses.
Vous pourrez d’ailleurs facilement tous les détecter vu qu’en dehors de la critique, il n’y a que peu de solutions alternatives proposées (je parle bien entendu de véritables propositions concrètes, mesurables en terme d’impact sur un moment précis pour une marque et un produit/service identifié, pas un nouveau flot oratoire dont le seul but est de masquer pour les plus crédules le manque de relief de leur positionnement).
Non, j’ai réellement du mal à comprendre comment des personnes du marketing de grands groupes arrivent à se faire enfariner par ce genre de personnages et, en fin de compte, à financer les 214 conférences auxquels ils vont assister afin d’alimenter leur “bullshit gun” leur permettant de poursuivre leur parcours de serial killer.
Bien entendu, il sera plus facile pour certain Marketing Manager de sortir les 879 pages de rapport d’analyse du consultant (pour lesquel il a fallu 3 mois, un investissement supérieur à l’action et que personne n’a lu) et dire à ses supérieurs en cas de résultats inférieurs aux attentes “Je ne comprends pas?!? Pourtant, on avait analysé l’ensemble avec un expert!!” que de prendre un risque novateur et osé en saisissant une opportunité proactive “au feeling” (avec un potentiel d’amplification nettement supérieur en cas de succès).
A côté de ces vautours des réseaux sociaux, vous avez une seconde couche d’experts (qui d’ailleurs ne s’identifient pas sous ce terme à la différence du premier groupe présenté ci-dessus; J’ai la chance d’en connaître beaucoup de ce groupe): ceux qui analysent, saisissent les opportunités, tentent de comprendre et, surtout, prennent des risques afin d’atteindre les objectifs des marques qui se tournent vers eux pour une problématique précise avec des objectifs et des contraintes clairement définies. Ceux qui travaillent dans la pénombre de ces « nouvelles tendances » et qui, chaque jour, créent et implémentent des choses concrètes.
Car effectivement, il est beaucoup plus facile de prêcher dans le désert pour un monde meilleur sans aucune contrainte temporelle, budgétaire et/ou de résultats que de “créer” un concept/une mécanique qui rencontre les attentes du clients et s’inscrivent dans une logique en phase avec le marché.
Le conseil que je donnerais si vous désirez vous faire accompagner par un consultant/expert (car oui, il y en a des bons mais vous aurez plus difficile à les trouver car le titre n’est pas sur leur carte de visite ;-)), ce serait en premier lieu de parcourir avec lui ce qu’il a réalisé pour d’autres marques dans le passé et pour quel résultat (le fameux ROI). Pas les actions qu’il trouve pertinentes et qu’il a apprécié, celles pour lesquelles il peut se revendiquer « Maître de l’ouvrage ».
NOTE POUR LES CONSULTANTS QUI VIENNENT DE LIRE CE POST: J’ai beaucoup d’admiration pour certains d’entre-vous. Reste maintenant à savoir si vous êtes dans ceux-là… ;-))


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